Le Blog


 

LE RESSENTI D'UN SPÉCIALISTE DE L'OPÉRA LES 30 ET 31 JUILLET 2021

 

« Madama Butterfly » au Festival Più di voce :

un protocole compassionnel

 

Est-ce la nudité des murs, l’élancement de ses arcs, à la fois puissants et sobres, l’épure de son plan qui ont fait de l’église Saint-Léonce à Saint-Léon-sur-Vézère, mieux que le décor, l’écrin vibratoire d’une Madama Butterfly tirée sans le moindre exotisme vers une sorte de kabuki « Belle Époque » de très belle facture ? Ce qui est sûr, c’est que le flot sombre, lourd, pressant de la Vézère qui vire juste en contrebas du spectacle, a creusé un abîme fuligineux au drame de la geisha de Nagasaki projetée dans le vertige de l’amour donné avec la promesse de la mort.

Tout commence pourtant de manière si rassurante ! Sous les doigts infatigables de Jean-François Boyer qui, plus de deux heures durant, avec un sens infaillible des atmosphères – si prégnantes dans cette musique -, des accélérations et des suspensions, sans parler du soutien aux chanteurs, le motif de fugue associé à Pinkerton jaillit, vigoureux et fruité. Et là, dès les premières notes, on sait qu’en dépit du génie d’orchestrateur de Puccini que Ravel – orfèvre suprême en la matière – considérait comme parfait, on ne sera pas gêné par cette « réduction » pianistique. Elle révèlera, au contraire, de belles découvertes que l’ampleur de l’orchestre ne permet pas toujours d’entendre : ici des broderies ravéliennes (justement), là des pulsations stravinskiennes.

Modernité de Butterfly qui jamais ne freine l’irrépressible lyrisme ! Et il affleure immédiatement dans la phrase exquise avec laquelle Goro présente Suzuki : « Voici la femme de chambre qui, pour votre épouse, fut déjà une servante dévouée. » Plus que « dévouée » (ce que Suzuki sera absolument dans le délire inconscient de sa maîtresse, comme dans les affres de l’attente, les outrages et la mort), « enamourée » rendrait mieux le « amorosa » italien, s’il n’introduisait une équivoque que le librettiste n’a certainement pas voulue. En revanche, la « serva amorosa » d’Astrid Dupuis, si jeune, si frêle, traversée par les secousses d’une histoire dont elle ne cesse de voir – et parfois de dire – l’irréalité aliénante, rendait sensible une de ces admirations passionnées, exclusives, même jalouses qu’éprouve la jeunesse. Et elle était bouleversante.

C’est un des mystères de ce rôle qui chante si peu d’échapper à la besogne ingrate du faire-valoir, peut-être parce qu’il est une des expressions du credo de Puccini : « J’aime… les êtres qui souffrent avec une amertume tout intérieure. ».

Le visage douloureux d’Astrid Dupuis au dernier acte, en un contrepoint silencieux, rendait terrifiant l’acharnement tragique de sa maîtresse à se précipiter dans le néant.

Fabienne Conrad a donné à cette pulsion mortifère une dimension troublante. Là où certaines Cio Cio San, comme Leontyne Price, minaudent (n’a-t-elle pas « l’âge des jeux et des bonbons »), ou se composent, comme Maria Callas, une piccola donna habituée « aux petites choses, humbles et silencieuses », sa Butterfly est d’emblée une femme qui, sous nos yeux, va troquer les gestes appris de la professionnelle pour ce qu’elle sent être le grand dérèglement de la passion auquel elle aspire. C’est que la voix est dans son mois d’août : chaude, ambrée, fruitée, égale sur toute la tessiture. En parfaite musicienne, elle la plie à toutes les nuances (notes filées piano, messa di voce – merveilleux contre-ré de l’air d’entrée), grâce à un contrôle parfait du souffle. C’est l’instrument idéal pour les héroïnes de Puccini. On rêve de sa Floria Tosca, qu’elle interprètera en juillet 2022 dans ce même festival, dont elle a la beauté et le port de diva.

Un opéra de Puccini est avant tout un décor – ici le Japon colonial – dans lequel évoluent des types que le sentiment peu à peu individualise et personnifie. C’est tout le charme du dispositif scénique d’Alan Bolle magnifié par la subtilité de ses éclairages jouant avec la profondeur de la nef de Saint-Léonce et les moirures des costumes d’un goût parfait.

Dans Butterfly, si on oublie le Japon et les États-Unis qui relèvent de la « couleur locale » musicale – gammes orientales et Star Spangled Banner -, les seules collectivités sont amicales – l’essaim bourdonnant des amies professionnelles – ou familiales – la parentèle hurlant avec l’oncle bonze. Le chœur de Thierry Lepeltier, mis en scène avec une plastique raffinée par Christian Taponard, libère le huis clos étouffant de l’attente, jusque dans un chœur à bouche fermée de rêve. Les Américains, Bruno Robba et Bernard Arrieta, et leur truchement japonais, Rodolfo Cavero, portés par la ductilité et la mosaïque des humeurs sorties du piano de Jean-François Boyer, font des premières scènes de l’œuvre, beaucoup mieux qu’une exposition de la situation, la plus délicieuse des conversations musicales, pleine de sous-entendus qui seront bien nécessaires pour les sauver de notre détestation de spectateurs de mélodrame !

Puccini a inventé l’opéra des héros du sentiment : l’amour élève le personnage au mythe sans qu’il ait besoin de quitter la sphère intime. La mise en scène de Christian Taponard, accordée à la beauté des lieux, donne à voir avec une grande lisibilité, parce que très sûre dans sa conduite, ce protocole passionnel que le vibrato de Patrick Magnée, narrateur à fleur d’émotion, prenant sur lui le drame des personnages et le bouleversement du public, rend compassionnel.

Comme dans tous les théâtres du monde où l’on joue Butterfly, le public du Festival Più di Voce en Périgord est sorti de l’église la gorge nouée. Retrouvés le grand air et le ciel étoilé, comme un soulagement. Mais, en contrebas, la rivière coulait inexorablement, irrigant la nuit des écheveaux du rêve qu’il nous a été donné de partager.

Olivier BRAUX, janvier 2022

Conseiller Culturel des Amis du Festival d’Art Lyrique d’Aix-en-Provence

 


TÉMOIGNAGE SPONTANÉ D'UN SPECTATEUR LE 27 JUILLET 2021

 

Merci.

Bien mieux qu’à Bastille !

 

Non, je ne galèje pas. Le château de Jumilhac vaut largement l’aéroport sans boutiques, et la proximité des artistes nous a beaucoup apporté. Bravo à toute la troupe, en particulier à l’exceptionnelle Fabienne Conrad, dont la grâce, la voix souple, capable de nous partager la variété des sentiments de Cio-Cio San, la présence scénique, le mouvement permanent, m’ont « enchanté » au sens littéral.

J’espère bien pouvoir l’écouter à la Sainte-Chapelle en septembre.

Mais il faut féliciter chacun des artisans de ce merveilleux spectacle.

Le sobre narrateur permet de suivre les péripéties, la mise en scène fait bouger chacun, avec une représentation vivante de la hiératique orientale, de la violence américaine, et l’on imagine en contrepoint la Tebaldi campée solidement au centre de la scène pour délivrer une performance.

Merci à Jean-François Boyer pour l’intelligence de la musique et de l’accompagnement, si bien qu’à aucun moment je n’ai regretté l’orchestre.

Je me demandais même si je n’appréciais pas mieux la ligne mélodique.

Merci à Astrid Dupuy qui donne consistance et personnalité à Suzuki.

Merci à Bernard Arietta et Bruno Robba, représentants  doués de  l’impérialisme occidental.

Et bien sûr, merci à la famille La Tour du Pin qui nous permet d’avoir, à proximité de chez nous, ce merveilleux et vivant château et les activités qu’ils nous proposent.

Merci aussi à Puccini… j'avais envisagé de « redoubler » à Plazac, mais c'est un peu loin.

Avec toute mon admiration

Daniel Gall

Dar es Salam

364 route de la Grande boucle

24800 Sarrazac


SUD OUEST du 23 février 2021

 

Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac :

“Madame Butterfly” ouvre la scène et séduit le public

Publié le 23/07/2021 à 21h08

   

Pour sa 15e édition, le Festival Più di voce en Périgord conduit le public au pays du Soleil levant avec “Madame Butterfly”, le célèbre opéra de Puccini. Des représentations sont prévues jusqu’au 31 juillet. Passion, lyrisme et poésie parcourent ce drame vibrant où l’émotion irradie à chaque seconde. La présence astucieuse d’un narrateur (impeccable Patrick Magnée) permet aux spectateurs de comprendre les enjeux de l’histoire et sa trame.

Auditoire conquis

La distribution de cette nouvelle production réunit des grandes voix, à commencer par Fabienne Conrad, soprano à la renommée internationale, qui incarne avec force et finesse le personnage de Madame Butterfly. Un rôle écrasant, qu’elle vit sur scène avec intensité.

Autour d’elle, Bruno Robba, habitué du festival, joue le lieutenant Pinkerton qui oscille entre insouciance et remords. Sa ligne vocale puissante sert à merveille la musique de Puccini. Bernard Arrieta, baryton, prête sa voix chaude et riche au personnage du consul Sharpless. Astrid Dupuis, mezzo-soprano, complète ce quatuor en incarnant avec une touchante retenue la servante Suzuki.

Les seconds rôles ne sont pas en reste avec l’entremetteur Goro, joué par le virevoltant Rodolfo Cavero, le commissaire de l’état civil ainsi que l’infernal bonze interprétés par Thierry Lepeltier et Kate Pinkerton par Anna Chantalat. La jeune Méloé Bergeret est parvenue, par son jeu toute en émotion de l’enfant, à cristalliser le drame et faire couler quelques larmes.

Ce samedi à Proissans

Le chœur amateur de Dordogne-Périgord/Corrèze a ponctué l’histoire avec une belle tenue. La direction musicale est assurée avec brio au piano par Jean-François Boyer, directeur musical du festival, qui a déployé son énergie habituelle au service de la partition. Il a accompagné les chanteurs avec autorité.

Enfin, la mise en scène efficace de Christian Taponard et la scénographie d’Alan Bolle ont grandement participé à la réussite de la soirée.

Prochaine représentation ce samedi 24 juillet à Proissans, dans la cour de l’école. Renseignements et réservations au 05 53 51 13 52, 06 77 20 89 28 ou sur le site piudivoce.fr.

 


SUD OUEST du 21 juillet 2021

Dordogne :

Più di Voce donne de la voix à l’opéra

  Lecture 2 min

Accueil Dordogne

   

La 15e édition du festival Più di Voce débute ce mardi 20 juillet au soir.

7 dates sont prévues jusqu’au 31, dans plusieurs communes, avec la même ambition : faire découvrir l’opéra au grand public.

Leurs voix traversent le ciel bleu du village de Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac, en Périgord noir. Les artistes lyriques participant au festival Piu di Voce, pour certains de renommée mondiale, échauffent leur voix. La scène tourne le dos à la mairie du village, et offre un point de vue sur la campagne environnante. Cadre idyllique ce lundi 19 juillet, alors que les préparatifs de la quinzième édition du festival battent leur plein avant la répétition générale prévue à 21 heures.

À partir de ce mardi 20 juillet et pendant onze jours, les chanteurs vont sillonner la Dordogne pour présenter « Madama Butterfly », l’opéra de Giacomo Puccini. Il conte le parcours et les malheurs d’une jeune geisha de Nagasaki, qui épouse un lieutenant de la marine américaine.

Un esprit familial

Le festival Più di Voce n’est pas une grosse machine. Il est le fruit du travail de Patrick et Évelyne Magnée, de l’association du même nom, et de Jean-François Boyer, pianiste et directeur musical le temps de l’été. La manifestation a pour objectif de permettre à un large public d’accéder à l’opéra. À chaque représentation, le prix des places ne dépasse pas 25 euros.

« On veut amener l’opéra au cœur des villages. À la campagne, on n’a pas l’habitude d’y assister », explique Patrick Magnée. Le président du festival aime citer comme exemple un marchand de légumes de Rouffignac, il y a quelques années. D’abord réticent à l’idée de voir de l’opéra, il est finalement revenu le lendemain du premier spectacle avec des amis. « Le grand public appréhende, constate-t-il. Au fil du temps, on a fidélisé du monde. Des touristes, anglais ou néerlandais par exemple, viennent tous les étés. » 


SUD OUEST du 27 juillet 2019

 

La fin de " La Traviata" approche

 

Cliquez ici pour voir l'article


SUD OUEST du 25 juillet 2019

 

La " Traviata a résonné dans l'église "

 

Cliquez ici pour voir l'article



SUD OUEST du 30 janvier 2019

 

" La Traviata " au menu de Più di Voce

 

Cliquez ici pour voir l'article


 

EWANEWS du 2 août 2018

 

Cliquez ici pour voir l'article


 

 

SUD OUEST du 28 juillet 2018

 

Cliquez ici pour voir l'article


 

  

SUD OUEST DU 25 JUILLET 2018

 

Cliquez ici pour voir l'article


  

 

AQUITAINE ONLINE du 24 juillet 2018

 

Cliquez ici pour voir l'article



Culture(s)            mars / août 2018

le magazine de l’Agence culturelle départementale Dordogne-Périgord


SUD OUEST du 1er février 2018

 

 

Più di Voce crée une académie de chant

 

Cliquez ici pour voir l'article


Jeudi 25 janvier 2018 Bilan et prochaine année de Più di Voce

VÉZÈRE INFO 24

http://www.vezere-info24.fr/bilan-et-prochaine-annee-de-pui-di-voce/


SUD OUEST  du 16 août 2017

 

Le festival Più di Voce dans le bon tempo

Cliquez ici pour voir l'article


SUD OUEST  du 5 août 2017

 

La Flûte de Mozart, version chinoise

Cliquez ici pour voir l'article


FRANCE BLEU PÉRIGORD du 1er août 2017

 

Des chanteurs d'opéra chinois en stage dans le Périgord

Cliquez ici pour voir l'article


SUD OUEST  du 25 juillet 2017

 

La Flûte de Mozart a enchanté le public

Cliquez ici pour voir l'article


Jeudi 20 juillet 2017 Più di Voce 2017 - première -

VÉZÈRE INFO 24

http://www.vezere-info24.fr/piu-di-voce-2017/


Samedi 8 juillet 2017 Più di Voce change d'échelle


Bulletin Municipal de Rouffignac Saint-Cernin de Reilhac juillet 2017  


jeudi 2 mars 2017 Più di Voce : une santé florissante

Sud Ouest

 

Più di Voce a tenu son assemblée générale samedi à Plazac devant plus de la moitié des 57 adhérents. Le président, Patrick Magnée, a salué la maire Florence Gauthier et Alain Athimon, l’adjoint de Rouffignac.

Le président a ensuite dressé le bilan moral 2016 avec le festival Più di Voce en Périgord, les interventions dans le cadre des temps d’activités périscolaires (TAP) et les parrainages de musiciens professionnels.

Le festival du mois de juillet a été marqué par le succès de l’adaptation libre de « Carmen » lors de laquelle sept jeunes enfants de Plazac ont chanté le fameux air du « Chœur des gamins ». Les interventions sur l’art lyrique sont toujours très appréciées dans les écoles. Enfin, trois parrainages ont été effectués : le groupe Marchador, le trio Chabda et le jeune pianiste local Artha Enlar.

« La Flûte enchantée »

Quant aux finances, elles sont tout juste à l’équilibre. Patrick Magnée a salué le Conseil départemental, l’Agence culturelle départementale, la Communauté de communes Vallée de l’Homme (CCVH), ainsi que les communes de Plazac, Rouffignac, du Bugue, de Tamniès et de Castelnaud-la-Chapelle pour leur soutien au festival.

Pour la 12e édition de son festival, Più di Voce présentera cet été une adaptation libre de l’opéra-comique de Mozart « La Flûte enchantée » au château de Campagne, dans les églises de Plazac, Tamniès, Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac, et deux fois dans celle de Saint-Léon-sur-Vézère en clôture.

En amont, et pendant le festival, Più di Voce organisera, au domaine du Sablou à Fanlac, une master class et un stage d’opéra pour 25 chanteurs lyriques professionnels venus de Chine. Il sera placé sous la direction du maître Yi Ge. Le maestro sera assisté des pianistes Dorothée Bocquet et Jean-François Boyer, directeur musical de Più di Voce, du ténor Zhiquan Lu, du baryton Ivan Geissler et de la jeune metteuse en scène Maëlle Dequiedt. Les stagiaires, sélectionnés pour intégrer le spectacle de la « Flûte enchantée », se produiront avec leurs collègues professionnels français.

Les interventions dans le cadre des TAP se poursuivront jusqu’aux vacances scolaires d’été. Deux actions de parrainage sont prévues samedi 18 mars avec la troupe du Foyer rural de Tamniès et dimanche 21 mai, avec le groupe Skellig, en concert à l’église de Saint-Léon-sur-Vézère.

vendredi 5 août 2016 Récital de piano avec Artha Enlart

Déjà accueilli par Più di Voce en 2014, le jeune pianiste Artha Enlart, né à PLAZAC en 1991, s'inscrit dès son plus jeune âge dans la tradition des pianistes russes qui nourrissent son inspiration. Après des études au Conservatoire de Bordeaux où il obtient son diplôme de piano avec Mention Très Bien à l'unanimité avec les Félicitations du Jury, il s'oriente vers le Conservatoire de Créteil et la Schola Cantorum de Paris avec Narcis Bonnet, années pendant lesquelles Bruno Rigutto veille sur son cursus.

 

Il complète sa formation pianistique avec des disciplines telles que l'harmonie, le contrepoint, la musique de chambre et la lecture à vue, et participe à des Masterclass de haut niveau telles que Musicalp à Courchevel, dans la classe de Bruno Rigutto.

 

Il s'attache désormais à la méthode pianistique russe au Conservatoire Russe Alexander Scriabine de Paris, avec Igor Lazko, spécialiste de Bach et de Chopin mondialement reconnu.

 

Grand interprète des compositeurs russes tels que Scriabine, Rachmaninoff ou Tchaïkovski, il puise également dans le répertoire classique. Les œuvres de Debussy, Chopin, Liszt, Beethoven ou Bach font partie de son répertoire. 

 

Il a donné un récital de piano le vendredi 5 août 2016 en l’église de Saint-Léon sur Vézère

dimanche 24 juillet 2016 - CARMEN, une passion dévorante

Sud Ouest

 

Le Festival Più di Voce en Périgord, dont le siège de l'organisation est installé dans la petite commune de Plazac, est de retour cet été. Après une saison 2015 qui avait ravi des centaines de spectateurs dans le département, la troupe présente cette fois une version « de poche » du plus célèbre des opéras français : « Carmen » de Georges Bizet. L'entreprise était audacieuse, mais une fois encore, les artistes de Più di Voce ont prouvé que passion, dynamisme et accessibilité mettent les grandes œuvres à la portée de tous les yeux et de toutes les oreilles.

La recette est la suivante : un narrateur immergé dans le drame (Patrick Magnée, impeccable en Ludovic Halévy, le librettiste tirant les ficelles), un quatuor de chanteurs transcendé par l'ouvrage, un pianiste tenant la réduction de l'orchestre, une mise en scène bien lisible, des éclairages créant les ambiances, soulignant la psychologie des personnages et structurant la forme dramatique.

Les comédiens chanteurs

Comment ne pas parler du rôle-titre de Carmen, la vénéneuse Sévillane, endossé par Aurélie Magnée qui apporte au personnage la chaleur de sa voix, mais aussi sensualité, noirceur et intensité ? Et la soprano Céline Victores-Benavente, Micaëla toute en fragilité et en finesse, elle qui tentera vainement de ramener Don José vers la lumière et la raison. Et, justement, ce Don José au timbre altier interprété par Zhiquan Lu, ténor bien connu des festivaliers. Et, bien sûr, le toréador Escamillo auquel le baryton basse Pascal Gmyrek donne toute sa stature et l'ampleur de sa voix. Quant à Jean-François Boyer qui, au piano, semble faire s'élever le son de tout un orchestre. Et puis ce ravissant chœur de sept petits Plazacois qui déambule joyeusement au milieu du public.

samedi 23 juillet 2016 - Le Festival Più di Voce démarre sa tournée aujourd'hui à Plazac

Sud Ouest

 


Pour sa onzième édition, le festival Più Di Voce interprétera un incontournable : « Carmen », l'opéra le plus joué au monde. Un choix qui ne doit rien au hasard. « On souhaite vraiment que l'événement soit accessible au plus grand nombre de personnes, indique Patrick Magnée, président de l'association Più Di Voce et scénographe du festival. L'opéra, ce n'est pas destiné à une élite. »

Le festival parcourra la Dordogne pour six représentations, dès ce soir et jusqu'au mardi 2 août. Avec au programme une libre adaptation de l'œuvre de Georges Bizet. « Le spectacle est en fait très fidèle à l'original, on en a juste sélectionné les parties principales pour que ce ne soit pas trop long », précise Patrick Magnée. Près de 80 % de l'œuvre seront présentés et l'histoire n'en sera pas plus difficile à comprendre, grâce à des choix d'adaptation : un narrateur sera sur scène pour expliquer les ellipses. « De cette façon, même les spectateurs les moins avertis pourront s'y retrouver, ajoute Patrick Magnée. C'est un concentré d'opéra qui s'adresse vraiment à tous. » Même les enfants de la région participeront au spectacle : après des interventions en milieu scolaire, l'association accueille sur scène sept jeunes de Plazac qui chanteront dans un chœur.

Pour les six représentations, l'association a déjà enregistré de nombreuses réservations. « La magie s'opère depuis dix ans, se réjouit Patrick Magnée. On réussit à attirer les touristes, mais notre plus grande fierté, c'est d'avoir fidélisé un public de locaux, pas forcément habitués à l'art lyrique. Ça montre que les barrières disparaissent». Cette année encore, Più di Voce attend entre 1 000 et 1 200 spectateurs sur les six soirées.

Più di Voce, à 21 heures, ce soir à la salle polyvalente de Plazac, lundi 25 juillet au Bugue, mardi 26 juillet à Castelnaud-la-Chapelle, jeudi 28 juillet à Tamniès, samedi 30 juillet à Rouffignac-Saint-Cernin-de-Reilhac et mardi 2 août à Saint-Léon-sur-Vézère. Tarifs : 17 euros, 12 euros pour le tarif réduit.

 

Réservations au 05 53 51 13 52.

 

vendredi 8 juillet 2016 - Parrainage du Trio Chabda

 Dans le cadre de ses actions de parrainage, Più di Voce a accueilli, le trio CHABDA le vendredi 8 juillet 2016 pour un concert qui a été donné à 20 h 30, dans les jardins du Presbytère de PLAZAC.

Ce trio, composé de Caroline Saucet, chanteuse compositrice, du guitariste Alain Willems et du bassiste Jean-Claude Ternet, a interprété ses propres compositions et quelques reprises de chansons françaises, dans une atmosphère très agréable en cette belle soirée d’été.

dimanche 26 juin - Parrainage du Groupe Marchador

Dans le cadre de ses actions de parrainage, Più di Voce a accueilli le  Groupe Marchador le dimanche 26 juin à 18 heures dans les jardins du Presbytère de PLAZAC.

 

« Marchador » prononcer « morsodour »( marcheur en Occitan ) 

 

Le projet « Marchador » est une proposition musicale sur le thème de la randonnée pédestre, plus particulièrement dans le Haut Périgord. 

Le concert entraine le public à travers les chemins du pays d'Excideuil pour y rencontrer le troubadour Giraut de Bor-nelh, puis vers le village de St Raphaël où il s'arrêtera à la fon-taine miraculeuse de la Doue, puis vers les gorges de l'au-vézère pour une rencontre amoureuse...ou encore un peu plus loin où il s'agira des anciennes papeteries de Vaux et même de la fileuse du château de Jumilhac le Grand, enfer-mée dans la tour par son mari jaloux ... 

Le répertoire se nourrit du patrimoine local, de l'histoire, des légendes, d'anecdotes collectées sur les chemins, de la nature et parfois de la langue Occitane. 

Ces histoires de marcheurs sont des historiettes à partager, en salle de spectacle ou au bord d'un chemin...Mais atten-tion! Il y a toujours un risque à mettre un pas devant l'autre! Et comme le soulignait le poète Goethe « Tout homme qui marche peut s'égarer ». 

Très beau concert fort apprécié du public !

jeudi 20 août 2015 - Parrainage du Trio Opus 19

Sud Ouest

 

Un trio original à l’église

 L es spectateurs ne se sont pas trompés en venant nombreux écouter le Trio Opus 19, qui se produisait dans l'église, samedi 12 septembre, sous le parrainage de Più Di Voce.

Les trios composés d'un chanteur, d'une harpiste et d'un clarinettiste ne sont pas légion dans le monde de la musique et cette originalité a été appréciée par le public. Ces trois musiciens, professeurs au Conservatoire à rayonnement département de la Corrèze, Christine Grévin (harpe), Thierry Lepeltier (baryton) et Patrick Muller (clarinette), ont su unir leur talent respectif pour offrir au public une belle prestation alliant la vivacité de certains airs d'opéra, l'émotion du très beau solo de harpe et la douceur des lieder de Luis Spohr.

Alain Marchier

mercredi 5 août 2015 - Un Barbier de Séville truculent

Sud Ouest

Pour fêter sa 10e édition, le Festival Più di Voce en Périgord, a fait étape à Plazac et a choisi de proposer au public périgourdin, une adaptation de poche d'un des ouvrages les plus célèbres du répertoire : « Le Barbier de Séville » de Gioachino Rossini. La gageure était de taille, mais les artistes de Più di Voce ont su relever le défi en faisant preuve de talent, de fraîcheur et de vivacité.

C'est Zhiquan Lu, brillant ténor chinois, qui incarne le comte Almaviva, dans ses nombreux déguisements. Le public a également pu apprécier le duo Pace e gioia, au début du deuxième acte. Le baryton basse, Pascal Gmyrek, lui a alors donné la réplique en rivalisant de bouffonnerie. Il s'est approprié deux rôles : celui de Bartolo, le vieillard jaloux et celui de Basilio l'intrigant vénal. Son interprétation du célèbre air de « La Calomnie », a été remarquée.

Pablo Veguilla, habitué du festival, a endossé le rôle de Figaro. Son interprétation juste du célèbre « Largo al factotum » a montré toute l'étendue de ses registres.

Enfin, le rôle de la malicieuse Rosina a été chanté par Aurélie Magnée. La mezzo-soprano a fait preuve d'un jeu pétillant et frais, et le grain de sa voix a su apporter l'émotion nécessaire au rôle,  car même si l'ouvrage est une comédie, les sentiments y sont contrastés et pluriels.

Pour cette représentation, pas d'orchestre, mais le piano de Jean-François Boyer, qui exprime ce que les mots ne peuvent qu'esquisser.

Il faut ajouter à ce plateau, Patrick Magnée, président de Più di Voce, qui joue le rôle de Cesare Sterbini, librettiste de l'œuvre, et fil conducteur du spectacle.

Les lumières et la scénographie sont signées Annie Colin et Bernard Bolzer, qui - sur une scène réduite - sont parvenus à recréer l'espace et le mouvement.

mercredi 13 mai 2015 - Après-midi baroque et musique de chambre

 

Sud Ouest

 


C'est devant plus de 120 personnes que le Chœur de Dordogne en Sinfonia

 a donné, dimanche, un concert intitulé « Rome baroque » dans l'église Saint-Martin,

 sous la direction de Michel Laplénie et avec Patrick Hillard à l'orgue.

Au programme, des œuvres pour chœur à quatre, six et huit voix, avec basse continue, de Giovanni Palestrina, Carlo Graziani et Paolo Lorenzani.

Un bon moment de musique baroque, intense, émotive, apprécié par le public venu nombreux.

La première partie faisait la part belle à la musique de chambre instrumentale : les morceaux étaient joués par des élèves du 3e cycle du conservatoire à rayonnement départemental de la Dordogne, avec Patrick Hilliard à l'orgue et à la coordination de l'ensemble.

Cet après-midi musical était organisé par l'association Più di Voce, dans le cadre de ses actions de partenariat, avec le concours de Sinfonia et du conservatoire à rayonnement départemental.

Alain Marchier

 

jeudi 31 juillet 2014 - "Così fan tutte à guichets fermés"



Contrairement à ses habitudes, le Festival Più di Voce en Périgord, qui a fait étape vendredi à Plazac, a proposé une œuvre du célèbre compositeur W.A. Mozart. C'est en effet une adaptation libre du fameux opéra-bouffe « Così Fan Tutte » qui a été présentée, à guichets fermés, en l'église Saint-Martin, devant des spectateurs comblés qui ont ovationné leurs prestations.

Les quatre chanteurs et le pianiste qui les accompagnait, ont donc gagné le pari de proposer au public une adaptation réussie de cet opéra très connu.

Belle harmonie des voix

Céline Victores-Benavente, soprano, Aurélie Magnée, mezzo-soprano, Zhiquan Lu, ténor et Leonardo Valazza, baryton, ont su harmoniser leurs voix pour offrir aux spectateurs une mélopée enchanteresse, tour à tour douce et puissante, gaie et dramatique, qui résonnait entre les murs ancestraux de la vieille église. Outre un accompagnement millimétré, le pianiste Jean-François Boyer a exécuté, avec brio, deux sonates de Mozart.

Afin d'aider la compréhension du public, Bernard Bolzer, chargé de la mise en espace, a imaginé la présence, dans un espace dédié, du célèbre librettiste Lorenzo Da Ponte, interprété pour l'occasion par le président du festival, qui a pallié, en les décrivant, l'absence de tableaux dans cette adaptation.Annie Colin a sélectionné de très beaux costumes pour illustrer les personnages, les robes des sœurs Dorabella, les vêtements de Fiordiligi ont, quant à eux, été créés par deux jeunes costumières, Juliette Le Soudier et Lydie Sanchez, récemment diplômées du lycée des Métiers des arts du spectacle et de la création textile de Nogent-sur-Marne (94), avec lequel, Patrick Magnée, président de Più di Voce, avait décidé de travailler en partenariat.

C'est sur un bis du célèbre air des adieux « Addio », que les nombreux spectateurs ont quitté les lieux, emportant avec eux la magie et la douceur de cette soirée…

Alain Marchier